ECHO

ECHO

La cage bleue

Auteur : Pofrima

1300 mm x 960 mm
3 septembre 1997
 
Technique de dessin
au stylo à bille sur tissu









Le talent SEUL ne suffit pas...

Vous pouvez publier ICI (fall@nataal.org) votre commentaire et interprétation de ce tableau qui traite du rapport que l'espace et le temps entretiennent avec nous 

ECHO DE "La cage bleue"





.. Dunyaa, di ma saf kaso
... Je me sens prisonnier dans cet Espace-temps
... tps astral, tps instrumental 
et tps psychologique … tps mental
.... Eh oui: Les âmes bienheureuses sont celles 
qui parviennent à distinguer 
l'étincelle noire dans cette obscurité totale 
de notre condition humaine 
Ankh_Kmt_SMtt
Pofrima Selo
Linguiste, Sémiologue et Pédagogue
www.nataal.org




"On peut emprisonner la matière, mais pas l'esprit... Ici, le temps ne s'estompe pas avec l'emprisonnement et l'espace semble se dilater et les frontières repoussées par ces quatre yeux, la torche frontale et le projecteur à la main... Une sorte de projection dans le temps, une prédiction d'un avenir radieux qui libère l'esprit de toute contrainte liée à la matière... Oui, la peur n'est qu'appréhension ici, la peur de lendemain morose, revers d'un choix pernicieux... Confiance Pofrima, La confiance est la clef ici pour revenir au temps réel..."  
Mangone Tall

Anthropologue
Spécialiste en Anthropologie des sociétés africaines


Comment lire ce tableau et l'appréhender sans en réduire la dimension? Symboliste par les différents possibles qu'il offre, romantique par une sorte d'obsession du temps qui passe mais aussi tout simplement parnassien par la simplicité de la beauté qui se profile en filigrane. Trois grosseurs l'habitent qui nous interpellent! Hier, aujourd'hui et demain se télescopent dans une vision sinon apocalyptique, du moins atemporelle comme qui dirait l'artiste essaie d'emprisonner le temps qui lui échappe cependant pour mieux le rencontrer à travers la perspective (suggérée) de la grossesse si pudiquement évoquée. La cage bleue suggère l'idée d'une geôle, mais aussi les immensités de l'océan... un double champ lexical antithétique pour ne pas dire "oxymorique " Mais la beauté de ce tableau est surtout dans son caractère... indicible, suggestif... Un espace temps à saisir, dont il faut s'approprier car comme disait Lamartine: "Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ?"... Cage (temps) bleu (océan) prison évasion
 Hady Moulkairy Bousso Tall
Professeur de français
Spécialiste en Littérature africaine moderne et en Sciences du Langage

Cage Bleue
Peur bleue
Temps menaçant
Pressions sous les yeux
Prison étroite
Pensées en boite
Sablier en mouvement
Corps sans mouvements
Heures en Folie
Minutes  malpolies
Secondes en vogue
Vers la tranquillité pédagogue
 
Ngor Diouma Dione
Sociologue - Programm Manager




Cette dame aux formes généreuses 
et à la taille fine qu’on appelle la cage,
Carcan de l’esprit d’Adam et renfermant en elle
 les démons du pêché originel,
Cette belle nymphe vêtue de son manteau bleu symbolisant 
l’échange spirituelle et la perception divine,
Exprime dans la couleur de son sang rouge 
le caractère dangereux et passionné 
de son emprise sur le temps,
Le temps cette lumière étincelante scintillant 
dans l’éclat de ses carats (kara),
Parcourt les limites généreuses 
de cette nymphe à la vitesse de 12 années lumière,
Se jouant ainsi de l’esprit de sa geôlière,
Le temps jouissant de toute sa blancheur
 rappelant cette étincelle dans l’obscure pénombre,
Emprisonne sa geôlière dans son propre esprit  de domination,
Et vogue allègrement tel un avocat,
Dans l’espace de la liberté qui est le reflet de son esprit .
Et telle est prise qui croyait prendre. 
Cheikh Ahmad Tidiane Beye
Spécialiste en Développement Institutionnel



Cage bleue

Amertume  dans  l’âme

Lasse de cette attente interminable

Me privant de ma liberté dans cette cage où tout semble beau

Mon cœur hurle de cette  douleur sourde que tu sembles ignorer

Tout n’est pas bleu dans ma prison

Le temps semble long à s’écouler

Oh bleu écho de la vie, symbole de vérité

Quand viendras-tu me libérer


Rokhaya Sy



Seul comme l'Homme
Jamais, je n'ai senti autant de vide,
Une seule fois, n'ai-je porté un masque aussi livide;
Pour encore une fois
Je me vois démultiplié en milliers de fois 
Loin des rivages bondés
Par l'ingéniosité prométhéenne
Loin des mirages dressésPar la générosité humaine, 
Jamais autant, n'ai-je senti
La présence divine
Enveloppant chaque grain de vie,
Jusqu'à la plus minuscule églantine 
Au tout beau milieu de dix mille maux
De deux et mille délires,
Et sans de justes mots
Pour les polir, 
Dans le confort éprouvant de la méditation,
Mes songes font grands bruits;
Et la frayeur de river mon attention
Entre dessus le ciel et sous terre, au fond du puits 
J'étais seul pour me rappeler
Que si loin dehors
Et tout prêt encore,
Il n'y avait pas de futur pour conspirer 
Il ne restait que le passé et son ambivalence,
Le présent et son éphémère arrogance,
La hantise de l'ignorance,
Et enfin, la compagnie angoissante de la patience 
J'étais seul avec le souvenir,
Là-bas et partout,
A me répéter à dire
Que je n'étais jamais ailleurs que dans la cage du Tout.

Tandia Aboubakr
Archer de Takoradi


Mein Leben gestört

Meine Menschlichkeit erschüttert
Mein Kopf ist sprudelt


Nichts ist mehr zu mir
Enttäuschung und Ernüchterung


Entfremdung und désenchantMENT
Innerhalb meines Wesens ein Mensch blüht


Sein Duft ist ein Gefangener der geschlossenen Atmosphäre
Ich bin nicht mehr der Meister der Zeit

Der Raum enthält für mich der Grund

Pofrima Selo



La cage bleue porte la trace de sa matrice qui est le Noun, 
de couleur bleue, couleur qui est une variation du noir, 
la couleur des origines ou plus stoïquement l'origine des couleurs.
 Cette cage qui épouse la forme d'un sablier flotte dans le magma, 
le plasma originel nounique.
 Or le monde stellaire qu'est le nôtre montre 
que les étoiles les plus chaudes sont les étoiles bleues. 
Plus on est bleu, plus on a chaud, plus on est noir plus ça chauffe. 
Comme le café Touba.
 Or ce sablier rougit comme pour dire
 que le temps se refroidit se fige, s'oppose à l'espace natal 
qu'est le Noun bleu. Comme pour dire que le
temps épèle le nom de la différenciation, du ralentissement. 
La chaleur étant le synonyme du mouvement, 
voire d'extrême mouvement pour le cas du Noun...
 Là où nous pensons que le temps s'accélère, en fait il y a du ralentissement.
 Alors prenons notre temps au risque de sombrer dans la célérité nounique, 
au mouvement brownien des particules de l'univers qui jamais ne s'arrête.
 Levons-le pied ralentissons, emprisonnons-le dans une cage bleue 
qui allie rouge et bleu, comme Haïti, l'été et l'hiver, le chaud et le froid...
Le café Touba et le lait caillé...
 

Taheruka Shabazz
Ecole Magistrale Shabazziya



Limitée et confinée
Trompeuse sous tes apparences de cage
Osons y voir de la LIBERTÉ
Choix difficiles
Choix contre nature
Donnons-nous le choix de ne pas choisir
Bleue, rouge, blanche,
je les veux toutes et pourquoi pas?
C'est un choix
L’espace est partout
L’espace est sans fin
Ô LIBERTÉ 
N'est ce pas toi qui, finalement, nous mène à l'emprisonnement?
Dénuée de bon sens tu nous mènes au choix
Fière et troublée par mes choix, qui pourtant sont LIBRES
Fermée, je te vois pourtant ouverte et pleine de possibilités
Ô LIBERTÉ
N'est ce pas comme cela que l'on te nomme
Cage bleue, Cage libre, tu es la VIE, tu es l’espace….

Nafi Niang Duquenoy
Sociologue 
Ressources humaines et Communautaire


Espace…

A l’étroit chez soi, on pense y échapper par l’émigration.

Émigration, en rêve, rime avec espoir, avec liberté.

Fini les pesanteurs et contraintes.

Le ciel devient la limite…

Temps…

On court, on court.

On y arrive pas.

Jadis illimité, le temps se fait désirer.

Trop court pour nous permettre de satisfaire nos désirs.

Et là, on se met à repenser au temps qu’on avait auparavant.

A regretter ces moments autrefois insignifiants.

Prisonniers, du temps ou de l’espace.

Prisonniers de nos désirs à jamais satisfaits

Mame Moussa Sy
Historien et  Gestionnaire en développement social



Une cage bleue qui emprisonne le temps ! 

On pourrait penser au premier regard à une entrave à la  liberté
 de l’homme puisque le temps suppose une variation 
et s’il venait à s’arrêter, plus rien ne bougerait ! Dans le même temps 
ce tableau magnifiquement peint, qu’on verrait bien accroché 
dans notre salon, dans notre bureau ou dans une salle d’exposition interroge notre rapport au temps 
d’une manière assez poétique : au centre de la cage, une lumière émerge de l’obscurité 
sans doute le symbole d’un marqueur chronologique du temps 
renvoyant à la variabilité des formes d’appréhension de la temporalité selon les sociétés.

 Blandine Agoma


Tant de temps pour comprendre notre vie à temps.

Cette vie dans cet espace concret que l'on croit abstrait

Concrétisation pour notre contribution entre OÙ et QUAND.

L'on ne saurait quand choisir l'espace.

L'on ne saurait où trouver le temps.

Ce dilemme entre occuper de l'espace et passer du temps nous fait osciller entre trois temps.

Passé,  présent et futur: tant de fois déchiffrés dans tant de lieux délimités.

Le temps occupe tout l'espace qu'on lui offre, alors vivons le au présent.

Ndèye Aïda Diop


oui, j'y vois un personnage qui se questionne

qui se voit démantelé, et cherche à sortir pour trouver sa solution

mais il cherche, tout en se sentant confortable dans cette situation....

il n'a encore rien brisé...

mais il y a un moment dans cet espace temps ou cela devient une urgence de briser pour évoluer

même si cette évolution ce changement peut être accompagné d'angoisse, c'est une attirance à laquelle je ne peux échapper

trouverais un jour le calme tant attendu?....dans la mort je crois

je ne m'y attendais ce soir, ou cette nuit, ce matin....ta couleur rouge ne peut-elle pas représenter l'intérieur physique d'un corps, d'un écorché vif?
et le bleu plutôt l'Äme...?


et oui, en plus c'est que je vis en ce moment!!

mais ma réalité c'est ce billet d'avion dans moins d'une semaine et tout ce qu'il me reste avant de monter les marches de l'escalator!

c'est terrible, je me sens étouffée!

s'exiler demande un peu d’organisation et cela n'est pas vraiment mon truc! lol

le départ vers l'inconnu donc briser cette cage bleue

çà m'intéresse d'y travailler un peu plus, mais je sais que çà va reculer les échéances, et que comme d'habitude, je ne vais pas penser à tout, et ne partir qu'avec une brosse à dent! lol

Marie-pascale Perette 

Ich bin auf dem Balkon.

Ich sehe einen Baum.

Ich wohne hier seit 3 Jahren.

Der Baum ist schon länger dort.

Der Baum ist auf einer Baumscheibe gepflanzt worden.

Auf der Baumscheibe war viel Abfall.

Ich habe den Abfall weg geräumt.

Ich fragte mich : kann das mein kleiner runder Garten werden ?


Ich habe keinen Garten.

Früher hatte ich mehrere Gärten.

In allen Gärten gab es Scherben.

Es sind Scherben aus Keramik, aus Ton und Glas.


Die Scherben habe ich früher gesammelt.

Die Scherben sind aus verschiedenen Ländern und Inseln.

Scherben sind Abfall.

Scherben sind Zerbrochenes aus dem Leben.


Scherben gefallen mir gut.

Scherben am Weg, Scherben im Wald.

Scherben am Strand, versteckte Scherben.

Scherbengarten.


Vor 2 Jahren habe ich den Stamm des Baumes mit Bändern geschmückt.

In meiner Heimatstadt in Köln werden die Bäume nicht geschmückt.

Die Bänder sind glitzernd und bunt

und sagen : hier bin ich zu Hause !


Meine gläserne Brücke zu dem Baum sind die Bänder.

Die Blätter sind ein bewegtes lebendiges Dach.

Der Stamm ist die Kompassnadel in dem runden Garten.

Alles bewegt sich um den Stamm.


Ursula, Schrebengarten


J'étais affecté comme enseignant de français à l'école Waldorf de Schwäbisch Hall en Allemagne. Et, j'habitais en face de l'école. En allant à l'école, le premier jour, j'ai vu dans un tout petit rond point un arbre avec des bandelettes.Je me suis dis étonné et fasciné: "Qu'est-ce cela pourrait bien être?"Chaque jour que je passais devant l'arbre, ma fascination augmentait. Je sentais beaucoup d'énergie autour de cet arbre. Je me suis dit: "A qui appartient ce petit jardin tout rond?".Alors que je passais, un autre jour, je vis une femme mure s'activer autour. Elle s'appelle Ursula. Ah, c'est l'arbre de Ursula! C'est aussi mon arbre, car je l'ai gravé dans mon cœur. C'est aussi votre arbre, car il est toujours là pour vous.

Pofrima Selo


Voilà que la barrière du temps se rompt

Dévoilant la scène dans une vision subliminale

Pour magnifier la prière des deux ràkka

En ce jour historique de 1895

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


Le Saint Homme se tenait debout dans la salle

Seul, mais soutenant déjà le poids de l’univers

Entouré par les prévaricateurs et les spoliateurs

Aveuglés par un vain désir de régenter le monde

Qu’ils voulaient ramener au pas de leurs bottes

Et, c’est quand tomba la sentence de ce procès scélérat

Que le nom d’Allah Très Haut tonna soudain

Jusqu’au tréfonds du palais du gouverneur

Pour sublimer la prière des deux ràkka

Allahu Akbar! Allahu Akbar! Allahu Akbar!

Seigneur, chaque dévotion ouvrait une porte du ciel

Et Asiiru s’entonna soudain, prodigieux, prophétique

Et annonciateur du début de l’ultime miséricorde

Inscrit en lettres d’or sur les tablettes du ciel

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


 

Une porte du paradis s’est manifestement ouverte

Qui exhalait déjà un souffle chargé de musc

Libérant des milliers d’âme en gestation

Qui frémissaient déjà de gratitude et de reconnaissance

Pour l’œuvre agrée de la part du Seigneur l’Eternel

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa

Abdoulaye Soumaré

Fruit équatorial

Offrande tombée du ciel.


Des épines venimeuses formaient

Une gerbe vénéneuse tout autour.


Au loin, derrière une bute, une fourmis

À l'air innocent, du regard, humectait son odeur.


La pauvre mâchait son désir

Dans le désert de sa Solitude.


Au loin, vers l'embouchure ensanglantée

La pirogue comme une feuille morte semblait

Chavirer sous l'effet d'une force invisible.


Le grincement mystérieux de la coque sur la surface argentée,

Ravive la cascade coronaire.

Extase !


Les étincelles d'une émotion incongrue pressaient mes yeux,

Comme pour en extraire une substance,

Au glissement chaud,

À la saveur amère.


Là, j'étais réellement au centre de mon Univers

Mon esprit plongeait, déjà, au fond;

Mes lèvres léchaient, encore, les monts abyssaux

Extase !


C'était le rituel du Retour

Et déjà,

Le Soleil se coucha

Et enfin,

Je léchai les deux précieuses pierres :

Phares éteintes d'une Sensation pudique;

Sensations jadis étouffées

Pofrima Selo











Sous-pages (2) : EXIL VOYAGE
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