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Aboubakr Tandia



Seul comme l'Homme
Jamais, je n'ai senti autant de vide,
Une seule fois, n'ai-je porté un masque aussi livide;
Pour encore une fois
Je me vois démultiplié en milliers de fois 
Loin des rivages bondés
Par l'ingéniosité prométhéenne
Loin des mirages dressés 
Par la générosité humaine, 
Jamais autant, n'ai-je senti
La présence divine
Enveloppant chaque grain de vie,
Jusqu'à la plus minuscule églantine 
Au tout beau milieu de dix mille maux
De deux et mille délires,
Et sans de justes mots
Pour les polir, 
Dans le confort éprouvant de la méditation,
Mes songes font grands bruits;
Et la frayeur de river mon attention
Entre dessus le ciel et sous terre, au fond du puits 
J'étais seul pour me rappeler
Que si loin dehors
Et tout prêt encore,
Il n'y avait pas de futur pour conspirer 
Il ne restait que le passé et son ambivalence,
Le présent et son éphémère arrogance,
La hantise de l'ignorance,
Et enfin, la compagnie angoissante de la patience 
J'étais seul avec le souvenir,
Là-bas et partout,
A me répéter à dire
Que je n'étais jamais ailleurs que dans la cage du Tout.

Tandia Aboubakr
Archer de Takoradi
La cage bleue

Auteur :
"Maître Pofrima"

1300 mm x 960 mm
3 septembre 1997
 
Technique de dessin
au stylo à bille sur tissu