Fama Sarr



Au Sénégal, les problèmes de productivité des terres cultivées ont été signalés depuis l’époque coloniale. Depuis, ces problèmes reviennent constamment comme un leitmotiv pour expliquer la crise de l’agriculture. Aujourd’hui, cette crise conditionnant celle de toute l’économie nationale, est matérialisée par la réduction sensible de l’espace cultivable. Seuls 17% des terres sont actuellement classées « terres de bonne qualité ». 

La dégradation des sols s’opère dans un contexte physique et humain très défavorable. En dehors de la forte sensibilité des sols, la pression sur les terres s’accentue de jour en jour. (Ndour, 2001). L’agriculture occupe une place considérable des sols sénégalais. Elle joue donc un rôle essentiel dans la conservation des ressources naturelles et des paysages culturaux, une condition préalable à toute forme d’activité humaine exercée en milieu rural. Les pratiques agricoles non durables et l’utilisation non durable des terres, notamment leur intensification mal gérée et leur abandon, ont un impact défavorable sur les ressources naturelles (The Project ́Sustainable Agriculture and Soil Conservation (SoCo) ́, 2009). La communauté rurale de Koul étudiée, couvre une superficie de 212 km2. 

La détérioration des conditions climatiques au cours de ces 20 dernières années et les actions anthropiques ont favorisé l’appauvrissement du couvert végétal, qui, à son tour, a accéléré le processus d’érosion éolienne. Le risque de dégradation des sols, ainsi que certaines pratiques particulières de conservation du sol sont explorés à l’aide de la méthodologie appliquée, tandis que l’examen des pratiques agricoles de conservation du sol est fondé sur des données documentaires collectées. Les données documentaires concernant les mesures de politique de conservation sont complétées par une enquête sur les politiques mises en œuvre au niveau local. La lutte contre la dégradation des terres s’est déroulée dans un premier temps suivant un processus d’analyses : sol/eau et d’interprétation des résultats caractérisés par la prise en compte sectorielle du phénomène. Cependant, les interventions extérieures conduites par certains projets de développement et diverses ONG consistent essentiellement à la mise au point de nouvelles stratégies de gestion et de la fertilité des sols.