A. Dr OMAR SARR

Notice bibliographique DE Dr Omar Sarr

Omar est économiste des ressources marines et de l’environnement marin. Il a travaillé pour le ministère des pêches du Sénégal pendant une quinzaine d’année. Il fut également chercheur à l’IRD. Présentement, il est analyste-conseiller en pêche et aquaculture commerciales au ministère de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec (Canada). Il est aussi chercheur associé à l’UMR « Patrimoines locaux et gouvernance » (IRD – MNHN, Paris) et membre associé du Laboratoire Mixte International « Patrimoines et Territoires de l’eau » co-dirigé par l'Université Gaston Berger et l’IRD. Il collabore également avec l’UMR Aménagement des usages des ressources et des écosystèmes marins et littoraux de l’Université de Bretagne Occidentale et de l’IFREMER (France). Ses travaux de recherche portent sur les outils et instruments de conservation et de valorisation de la biodiversité marine et des écosystèmes marins.



Témoignage sur Abdou ndukur kacc essiluwa ndao

 

J’ai eu le privilège de rencontrer Abdou sur Facebook dans le cadre des réflexions du groupe « Refondation Nationale » dont il fait partie des initiateurs. Se donner comme objectif de refonder le Sénégal par la mise en place d’un processus de réflexion collective, participative et inclusive, donne déjà de très bonnes indications sur les qualités de l’homme : un leader, INFATIGABLE, ouvert au débat contradictoire, réceptif par rapport aux autres opinions, en quête de consensus social sur les questions qui fâchent, soif d’équité social pour les peuples sénégalais « oubliés ». Ndukur assume sans détours inutile, ses convictions et positions personnelles sur les réalités sénégalaises, très complexes, qu’il n’hésite pas à exposer régulièrement au débat et à la critique publics. Cette posture peut lui donner, à tort, l’image d’un « Anarcho-polémiqueur ». Qu’il s’agisse de sujets tabous et/ou polémiques tels que la religion, les confréries religieuses, les ethnies, le conflit casamançais, la crise scolaire, les iniquités sociales et territoriales, ou de tout autre sujet d’ordre socioéconomique, environnemental, culturel, ou institutionnel, les positions d’Abdou sont généralement exposées de manière claire, limpide et solide. Un fait essentiel les positions d’Essiluwa émanent généralement d’une démarche intellectuelle très rigoureuse, qui confronte les concepts théoriques aux réalités du terrain. Parlons de terrain justement. Que serait la démarche d’Abdou sans ses séjours constants dans les coins et recoins du Sénégal, loin du confort hallucinant des villes comme Ndakarou (Dakar, capitale du Sénégal) que l’homme ne semble pas aimer. Abdou semble trouver son équilibre existentiel au fonds des abysses du Sénégal, à des profondeurs très peu éclairées et peu accessibles au commun des mortels. Miraculeusement, de ces profondeurs sombres et obscures, Essawila fait souvent jaillir au grès d’images et de témoignages chocs, la lumière nous permettant de mieux voire de visu, ce à quoi ressemble la vie réelle de ce Sénégal quasiment, en marge de la République.  Peut-on d’ailleurs ne pas parler des images d’Abdou et de son talentueux photographe Matar Ndour? Elles peuvent être perçues comme « choquantes » des fois par des esprits hypocrites, mais difficile de s’en détourner, tellement elles sont majestueuses et traduisent avec une rare éloquence, des facettes importantes des us, coutumes et quotidiens des sénégalais, pour ne pas dire des africains. L’œuvre d’Abdou est une œuvre d’utilité publique et mérite d’être perçue comme telle, que l’on soit, contre, pour ou neutre à l’égard des positions de cet exceptionnel socioanthropologue.


Dr Omar Sarr

Québec, Canada

20.08.2017