a.2. Réponse de Ndukur


Abdou Ndao
<Ndukur Kàcc Ndaw>

Ndukur
"Je veux dire merci à Dr Omar Sarr pour sa générosité dans l'appréciation de mon travail. Il finit son rush par excellent socio anthropologue. Je m'honore de cette appréciation mais au-delà de ma personne je me demande ce que cela recouvre. Sommes nous utiles au pays. En quoi nous apportons des réponses utiles aux complexités qui se posent à nous. La flagellation sans que je ne m'adresse a Dr Omar Sarr est une donnée sociologique et historique profonde de nos calinographies. Les élites intellectuelles ont failli dans leurs prétentions à donner du SENS au pays. Voilà pourquoi je suis circonspect à accepter l'idée d'un excellent socio anthropologue. Peut-être faut il brûler cette discipline car si ma mère me demande ses fondements, je suis incapable d'en dessiner les contours. Ce n'est pas une posture d'humilité mais bien une interrogation épistémologique sur les limites de nos prestations heuristiques."



QUESTIONS DE DR OMAR SARR A NDUKUR

 

Première question

·         Contexte

Comme économiste de l’environnement, j’ai la conviction que les ressources naturelles doivent être utilisées pour accroître le bien-être des sénégalais, en particulier des communautés locales. Cela suppose de mon point de vue, que l’on tienne compte à la fois des impacts économiques, sociaux (incluant le culturel et le cultuel) et écologiques des projets d’exploitation de ces ressources. Ne pas exploiter des gisements de ressources naturelles doit donc être l’exception et non la règle. Une telle décision doit nécessairement être très rigoureusement motivée.

·         Question

En quoi en tant qu’opposant à l’exploitation du zircon en Casamance, es-tu convaincu que le Sénégal en général et les populations de Niafarang, en particulier, ont plus à perdre (économiquement, socialement et écologiquement) qu’à gagner de l’exploitation du zircon dans cette localité.

 


Deuxième question

·         Contexte

J’ai aussi la conviction que l’éducation, sous toutes ses formes, est un levier pour améliorer la gouvernance d’une société. Cependant, de mon point de vue, peu importe la diversité des systèmes d’éducation utilisés dans un pays, ils doivent tous s’inscrire en conformité avec un projet de société bien précis et véhiculer les mêmes référentiels de valeurs ou se compléter.  Je n’ai pas l’impression que les valeurs transmises par les systèmes d’éducation en vigueur au Sénégal (daara, école française, éducation traditionnelle) se réfèrent tous au même projet de société et soient compatibles les unes par rapport aux autres.

·         Question

Ne penses-tu pas que les turbulences sociales et politiques qui secouent présentement le Sénégal illustrent les contradictions entre nos différents systèmes d’éducation? Si oui, quelles solutions préconiser? Si non, comment peut-on expliquer les «confrontations» manifestes, d’une part entre francisants, arabisants «moyen-orientaux» (oustaz) et arabisants «confrériques»? Comment expliquer le décalage apparent entre les valeurs symbolisées par ces trois groupes avec les valeurs traditionnelles sénégalaises.

 

Troisième question

·         Contexte

Abdou est un passionné de la Casamance et de la culture diola. Nos cousins Diolas semblent bien te rendre cet amour. Manifestement, tu jouis d’une grande confiance des communautés casamançaises qui acceptent de te laisser entrer au cœur de leur intimité, de leur « jardin sacré ».

·         Question

Peux-tu nous dire comment tu as pu construire avec nos cousins Diolas, ce lien de confiance que, personnellement, j’ai rarement (pour ne pas dire jamais) vu s’établir entre un chercheur sénégalais et une communauté représentant son « objet » de recherche? Combien de temps cela t’a pris pour établir un tel lien? Y aurait-il des anecdotes que tu pourrais nous raconter à cet égard?


MODERATEUR
Me Pofrima
Jëwriñu SEMEtt
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