Première-partie

publié le 3 mars 2016 à 10:12 par Fall Papa Oumar   [ mis à jour : 4 sept. 2017 à 08:34 ]

JËRËJËF SËRIÑ TUUBA


Par la Miséricorde d’Allah (SWT)

Par la grâce du Prophète Mouhamed (PSL)


Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


Voilà que la barrière du temps se rompt

Dévoilant la scène dans une vision subliminale

Pour magnifier la prière des deux ràkka

En ce jour historique de 1895

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


Le Saint Homme se tenait debout dans la salle

Seul, mais soutenant déjà le poids de l’univers

Entouré par les prévaricateurs et les spoliateurs

Aveuglés par un vain désir de régenter le monde

Qu’ils voulaient ramener au pas de leurs bottes

Et, c’est quand tomba la sentence de ce procès scélérat

Que le nom d’Allah Très Haut tonna soudain

Jusqu’au tréfonds du palais du gouverneur

Pour sublimer la prière des deux ràkka

Allahu Akbar! Allahu Akbar! Allahu Akbar!

Seigneur, chaque dévotion ouvrait une porte du ciel

Et Asiiru s’entonna soudain, prodigieux, prophétique

Et annonciateur du début de l’ultime miséricorde

Inscrit en lettres d’or sur les tablettes du ciel

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


 

Une porte du paradis s’est manifestement ouverte

Qui exhalait déjà un souffle chargé de musc

Libérant des milliers d’âme en gestation

Qui frémissaient déjà de gratitude et de reconnaissance

Pour l’œuvre agrée de la part du Seigneur l’Eternel

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


Saint-Louis bruit tout doucement de miséricorde

Comme un gigantesque buisson ardent

Voyez les cavaliers angéliques d’Akhlou Badri

Sur leurs montures célestes harnachées de clémence

En grande parade autour du palais de Ndar.

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


Chaque crête des vagues de l’Atlantique s’est figée

Chaque nuage du ciel s’est épanoui

La terre, la mer et le ciel se sont ainsi unis

Pour magnifier la quintessence de l’acte salvateur

Asiiru! Asiiru! Asiiru!


Tu as reçu les clés du bonheur à Ndar

De la part de ton Seigneur l’Eternel

Car la nature a été la première à faire son allégeance

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


La natte de prière flotta

Sur les eaux de l’océan soudain docile

Au nom d’Allah (SWT) le Pacificateur

Pour magnifier la quintessence de la foi

Dans les profondeurs abyssales

La faune et flore se sont inclinées

Pour saluer l’acte de dévotion

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


La salve du peloton s’est retournée contre les soldats

Par le rempart protecteur du Très Miséricordieux

Les cornes acérées du taureau se sont émoussées

Sa fringale bestiale subitement domptée

Par le flux mystique du saint homme

Qui le fit ronronner à ses pieds

Et marquer un sublime acte d’allégeance

Mais toute l’essence de ces miracles

Ne résumera tout au long de ces épreuves de feu

Que la soumission totale à la toute-puissance d’Allah (SWT)

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


 


Ne t’es-tu pas fortifié dans les forêts sombres

Du Gabon, de la forfaiture du danger permanent

Et des dures épreuves, pour la divine mission

Et revenir plus resplendissant que mille soleils

Car les Djinns se sont prosternés éblouis

Dans ce Gabon hostile, malgré les insectes et la pluie,

La chaleur indescriptible et la faim

Le ramadan avait goût de miel

Malgré les privations, les exactions et les défis

Tu pardonnais encore aux hâbleurs agenouillés

Car immense était leur ignorance

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


Les peuples des terres inhospitalières du Gabon

Et le maure du désert sans fin

Se sont agenouillés sur ta mystique

Tu es assurément une haute immensité

Pour que se perpétue le règne rédempteur

Du Créateur qui est miséricorde infini

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


Mon digne aïeul avait bien compris

Lui qui est allé à Khomak

Pour faire allégeance

Et remplir son bol de lumière

Jërëjëf Sëriñ Tuubaa


Les maures émerveillés par la source d’un savoir

Certainement aux confins du mystère

Ont tous crié au prodige

Sur les terres bénites de Sarsaara

Car l’océan sans fin et l’immensité du désert

Ont certes accueilli en leur isthme

Une autre immensité méconnue

Qui n’est qu’une miséricorde pour l’éternité

Ils sont tous venus s’abreuver à la source ultime

D’un don si manifeste comme un soleil au zénith


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